Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Comme j'avais besoin d'une petite décharge d'ondes positives aujourd'hui, le temps gris et une pharyngite vorace me plombant sans doute un peu le moral, j'ai regardé une partie des bonus du Volume 1 du Seigneur des Anneaux. Cela me remonte toujours de voir le travail gigantesque qui a donné naissance au Top 1 de mon hit parade.
C'est vrai que d'une manière générale je suis toujours fasciné de voir le making of des grandes productions, parfois je les regarde avec plus de plaisir que les films. Je trouve le travail cinématographique vraiment passionnant, à tous les niveaux, un film, c'est vraiment donner naissance à un monde. Tous ces gens, depuis les décors jusqu'au costume en passant par le découpage et la technique ; tous ces gens sont dans l'ambiance. Franchement, l'un de mes fantasmes auraient été de participer à un niveau ou l'autre à une aventure aussi extraordinaire que celle là et regarder les making of me donne un peu l'impression d'y avoir été.
Mais qui sait... peut-être qu'un jour... L'espoir fait vivre ;-)
Bon, je vais me remettre à la Pierre du Destin, j'ai une scène à tourner... heu pardon à écrire ;-).
Pas facile aujourd'hui.
La deuxième saison de Rome commence là où la première s'était arrêtée : le matin de la mort de Jules César. Alors que Marc Antoine découvre le corps lacéré de l'empereur, des partisans de Brutus tentent de mettre fin à ses jours.
Intrigues, complots, jeux d'influences, amours et déchirures reprennent de plus belle entre les puissantes familles de l'aristocratie romaine.
L'arrivée de la superbe et décadente Cléopâtre complexifiera l'une des situation politique et militaires les plus délicates de l'histoire.
Au niveau de la réalisation, la deuxième saison de Rome est largement à la hauteur de la première, sinon supérieure. Décors, costumes, acteurs de talents, tout concourt à faire de cette série, la meilleure évocation cinématographique de la vie antique.
A vingt quatre ans, il part pour la France et intègre la compagnie de Marcel Marceau. Il l'a quitte 5 ans plus tard pour devenir peintre en bâtiment, c'est à cette époque qu'il crée le groupe anti-artistique « Panique » avec Roland Topor et Fernando Arrabal, groupe qui vise à dépasser le surréalisme.
Il retourne ensuite en Amérique de Sud où il réalise trois films. Le plus célèbre, El Topo (La Taupe), réalisé en 1970, va marquer le milieu intellectuel et underground d'une génération. Dans cette histoire, le pistolero El Topo, se voit mis au défi de tuer les quatre maîtres du désert. Commence alors pour lui, une quête initiatique, métaphysique et symbolique proche d'un voyage chamanique. Ce film lui vaudra l'admiration de gens comme John Lennon, les Pink Floyd ou encore Carlos Castaneda.
Ensuite viendra la bande dessinée avec le personnage de John Difool dans l'Incal, dessiné par Moebius. Le succès est immédiat et Jodorowsky hissé au panthéon des meilleurs scénaristes de son temps. Le style de l'auteur se caractérise par une réflexion profonde sur la nature, le devenir et l'intériorité de l'être humain nourri par ses propres réflexions métaphysiques et par son expérience de la psychologie. Il est d'ailleurs à l'origine d'une méthode de travail « psycho-magique » qui se propose de débarrasser la psyché de ses traumatismes conscients ou inconscients. Le jeu de Tarot, dont Jodorowsky est l'un des plus grands interprètes contemporains, est à la base de cette thérapie.
Les histoires de Jodorowsky se déroulent dans un univers de Science-Fiction sombre et froid où une technologie déshumanisée règne en maître. Ainsi, les personnages secondaires de l'Incal vont se retrouver comme héros des séries « la Caste des Méta Barons » et « les Technopères ». Cette dernière série vient de se clôturer avec la parution du huitième album aux éditions « Humanoïdes Associés ».
Pendant les huit albums, on suit les aventures d'Albino, enfant bâtard au teint d'albâtre qui rêve de devenir concepteur de jeux vidéo. Quand l'histoire commence, Albino est un vieillard charismatique et sage, traversant l'espace sur son vaisseau monde qui « tel un Paléomoïse emmène 500.000 jeunes Pan-technos, des deux sexes, vers la galaxie promise pour fonder une nouvelle société, où les relations humaines heureuses seront plus importantes que les développements technologiques... »
Selon un découpage narratif efficace, on passe du présent, de cette quête de la Terre Promise au passé d'Albino qui raconte son enfance et sa vie au sein du redoutable Techno-Vatican. Celui-ci est le siège central de la secte Techno, concepteur de jeux vidéo abrutissants qui n'ont d'autres buts que de réduire la galaxie en esclavage.
L'histoire d'Albino est l'histoire d'un homme prêt à sacrifier sa vie pour l'établissement d'un monde meilleur. Un homme devenu dieu et ayant conquis l'immortalité par le travail incessant accompli sur sa propre psyché. Homme accompli, dieu de compassion et d'amour, Albino va pourtant parfois devoir poser des actes ignobles pour atteindre un plus grand bien. Non, décidément l'univers de Jodorowsky est sombre et sans pitié, nous renvoyant comme un reflet glacé les travers de notre propre société.
Derniers Commentaires